Chlorage permis
Chlorage interdit
Pour le lavage, trois cas d’étiquetage sont à considérer : ou bien toute forme de lavage est strictement interdite, ou bien seul le lavage à la main est envisageable, ou enfin le lavage en machine est possible. Dans ce dernier cas, les recommandations portent alors sur le choix de la température et sur l’intensité de l’action mécanique.
Il est fréquent de rencontrer des articles de composition strictement identique pour lesquels les températures de lavage recommandées sont différentes.
De tels écarts sont liés soit à la fragilité spécifique d’un accessoire du vêtement, soit au risque plus ou moins important de DEGORGEMENT DES COLORANTS différents utilisés.
C’est ainsi, par exemple que l’on rencontre des cotons teints lavables jusqu’à 60°C alors que les cotons écrus ou blanchis peuvent être lavés à ébullition.
Dans le domaine vestimentaire, l’INTERDICTION DE LAVAGE porte principalement sur des articles du type tailleur, veste, robe, veston, ensemble pantalon…
De tels vêtements peuvent être sensibles à toute forme d’action mécanique en milieu humide, soit du fait de l’étoffe principale (laine majoritaire et risque de feutrage) soit du fait de la doublure (viscose très fragilisée à l’état mouillé). Ce sont aussi des articles très structurés et dont la remise en forme après lavage ne peut être garantie.
Mais ce sont aussi des articles qui prêtent peu à confusion dans la mesure où le consommateur s’adresse quasiment spontanément à son teinturier nettoyeur à sec pour leur entretien.
Lavage à main seulement à basse température
L’indication « LAVAGE A LA MAIN » ou le signe du COFREET correspondant, se rencontrent très souvent sur des articles du type pull-over, gilet, cardigan… Dans ce cas, c’est principalement le phénomène de feutrage qui est en cause.
Lorsque le repassage est autorisé, le niveau maximal de chaleur est indiqué par le nombre de points à l’intérieur du fer.
Basse température
Température moyenne
Haute température
Le feutrage est caractéristique des fibres animales du type poils. Elles sont en effet recouvertes d’écailles qui s’imbriquent les unes dans les autres en cas d’agitation en milieu humide et ce phénomène de feutrage est irréversible.
Il est toutefois tout à fait possible de rencontrer des articles étiquetés ‘pure laine’ ou ‘laine majoritaire’ et en même temps ‘lavable en machine’ .C’est le cas d’articles traités INFEUTRABLES et pour lesquels toute possibilité d’imbrication des fibres les unes dans les autres aura été neutralisée au stade des apprêts.
Une autre solution existe sur certaines machines à laver : il s’agit du lavage CYCLE LAINE.
Ce phénomène est lié au fait que certains articles ont été teints avec des colorants trop peu ‘solides’ qui s’éliminent de la fibre au fur et à mesure des lavages.
En machine à laver, ce colorant éliminé est susceptible de se reporter sur d’autres vêtements, d’où la nécessité de laver séparément les articles en question.
Une cassure est un faux pli marqué de façon indélébile sur l’étoffe. Elle peut avoir pour origine une action mécanique trop intense en milieu chaud, sec ou humide.Les fibres synthétiques y sont particulièrement sensibles quand elles sont soumises par exemple à de brutales variations de température avec écrasement des plis.
A quel consommateur n’est-il pas arrivé la triste mésaventure de confier à sa machine à laver un article de sa propre taille et d’en ressortir un article de 1 où 2 tailles en dessous ? Quelle peut être l’origine d’un tel phénomène ?
Contrairement à l’opinion générale, la matière première est rarement en cause. Le plus souvent, en effet, les fibres ont été teintes au voisinage de 100°C et ce n’est pas un lavage à 30 ou 60°C qui y changera quelque chose. Quelques fibres seulement peuvent encore se rétracter au stade du lavage domestique :
• Les acryliques’ HIGH BULK ‘ qui sont des fibres synthétiques très frisées et dont la frisure peut encore parfois se révéler au cours du lavage.
• Les chlorofibres ‘ RETRACTABLES ‘ dont c’est la propriété même de se rétracter sous l’effet de la chaleur.
Le lavage des textiles, du fait de leur agitation en milieu chaud et humide, est l’un des plus parfaits révélateurs des phénomènes de déformation des étoffes. Ils ont pour origine essentielle la disposition des fils ou mailles telle qu’elle résulte de leurs conditions de production et de traitement.
Pour prendre le cas des tricots qui sont à l’origine des retraits les plus spectaculaires, il faut savoir qu’ils peuvent être déformés de 20 à 25 % au stade du tricotage. En effet, il a fallu tirer sur les boucles de fil pour former les mailles et celles-ci sont alors anormalement longues et étroites par rapport à leur état stable.
Si donc, on confectionne un article alors que ses mailles sont encore étroites et allongées, il se déforme (retrait en hauteur et élargissement) de façon importante) au cours du lavage.
Au cours des traitements d’ennoblissement et pour que les variations ne se révèlent plus chez le consommateur, il est possible :
• Soit de ‘fixer’ la matière (thermo fixation des fibres chimiques ou traitement à base de résine des fibres naturelles), afin que les mailles puissent garder leur forme et leur imbrication au moment du lavage
• Soit de récupérer suffisamment de la déformation initiale au cours des traitements.
Certaines des remarques faites pour le lavage en machine pourraient être reprises dans ce chapitre. On retrouve en effet dans un séchoir à tambour les mêmes conditions d’agitation en milieu chaud et humide, susceptibles de révéler des phénomènes de feutrage et de variation dimensionnelle.
Le séchage en machine est donc exclu pour les articles susceptibles de feutrer.
Il est exclu également pour tous les articles dont les fils ou les mailles ne sont pas encore dans un état de stabilité suffisant. A titre d’exemple, un article en coton (tee-shirt, polo, jogging…) qui aurait donné pleine satisfaction à un consommateur du point de vue dimensionnel dans le cadre de cycles d’entretien par lavages en machine et séchages à plat ou suspendus, est encore susceptible de perdre 5 % en hauteur après séchage en machine à tambour.
Mais le séchage en machine à tambour est aussi exclu pour des articles en laine, en acrylique/laine, en polyester/laine… du fait des risques de boulochage.
Sèche linge autorisé
Sèche linge interdit
Le boulochage est un phénomène qui se manifeste sur une étoffe par la présence de petits groupes de fibres emmêlées et enroulées sur elles mêmes, et qui y restent accrochées par quelques fibres plus résistantes. Ce sont principalement les frottements que subissent les étoffes au cours de leur usage et de certains cycles d’entretien qui développent ce phénomène.
En conclusion, seuls les articles ou étoffes suffisamment stabilisés (fibres naturelles) ou thermofixés (fibres artificielles ou synthétiques) au stade industriel et non sujets à des phénomènes tels que le boulochage ou le feutrage, ne subiront pas de déformation ou de dégradation lors du séchage en machine à tambour.
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